Rencontre Fortuite

Chapitres : 1 2 3 4 5 6

Spokane - État de Washington
12.31 PM

Thomas Hedg regarda nerveusement sa montre. Jedberkof avait dix minutes de retard, ce qui n’était pas bon du tout. Cet homme était très méticuleux et n’arriverait jamais au-delà de l’heure prévue. Jamais. Peut-être que d’ici quelques minutes, il se sera fait exécuter à cause de son incapacité à faire son boulot correctement. Ce crétin de Cale lui avait échappé et avait sûrement tout raconter aux flics. Quand je pense qu’ai été à deux doigts de l’avoir, pensa-t-il en rageant intérieurement. Maintenant, il allait devoir en payer le prix. Plusieurs coups à la porte le firent revenir à la réalité puis une voix qu’il connaissait bien se fit entendre.

- Jedberkof

Hedg ouvrit la porte et laissa entrer Hans Batkel.

- J’ai cru que vous ne viendriez jamais.

- Quelques problèmes de circulation. Voilà votre argent, cinq mille dollars comme convenu, dit-il en lui tendant une enveloppe que s’empressa de prendre Hedg.

- Vous n’avez plus besoin de moi ? demanda ce dernier, espérant que malgré tout, il ne devait pas tuer Cale.

- Encore une chose Mr Hedg. Vous n’avez fini votre travail.

Thomas Hedg pâlit soudainement, cherchant déjà un moyen de s’échapper si Hans sortait un revolver. Ce dernier mit sa main dans sa veste, ce qui fit reculer Thomas et en ressortit une photographie.

- Votre prochaine cible, dit-il froidement, comme à chaque parole qu’il prononçait.

Hedg jeta un coup d’œil et soupira. Cale. Logan Cale figurait sur la photo.

- Un problème ? s’enquit Batkel.

- Non pas du tout, répondit Hedg en souriant, mal à l’aise.

- C’est l’associé de Carmer et est le dernier a avoir assez de pouvoir pour nous arrêter. Les autres sont sans importance.

- Très bien.

- La Russie doit gagner cette guerre, coûte que coûte. Me suis-je bien fait comprendre ?

- Tout à fait.

Jedberkof sortit sans un mot, si ce n’est avec un regard froid et hautain tandis que l’autre homme préparait mentalement ses opérations qu’il espérait les dernières.

 

Appartement de Max et de Cindy - Seattle
12.35 PM

La transgénique entreprit de déboutonner la pantalon de Logan tout en l’embrassant avidement, ne pouvant plus réfréner ce trop plein d’énergie. Alors qu’elle s’apprêtait à aller plus loin, elle se redressa brusquement d’un air confus et paniqué.

- Oh Mon Dieu.

- Quoi ? s’enquit Logan à moitié frustré de cet arrêt soudain.

- Il … il faut que tu t’en ailles, répondit-elle en se précipitant dans la salle de bain.

- Mais pourquoi ? Max !

- S’il te plaît Logan … le supplia-t-elle à travers la porte, fermée à clefs.

- Qu’est ce qui ne va pas ? demanda-t-il, debout derrière la porte.

N’ayant pas de réponse, il l’appela de nouveau puis voyant qu’elle s’était murée, enfila son T-shirt, son pull et mit ses chaussures. Il partit chercher son blouson, attendit une ou deux minutes pour voir si elle allait sortir, en vain. Il quitta donc l’appartement, ne comprenant pas du tout la réaction de la transgénique tandis que celle-ci, entendant la fermeture de la porte d’entrée, éclata en sanglots en se laissant glisser le long du mur puis posa son menton sur ses genoux en oscillant d’avant en arrière, tel un autiste dans son monde privé.

 

Bar du Crash - Seattle
16.23 PM

Le jeune homme reposa le verre vide devant lui, marmonna des paroles incompréhensibles puis en redemanda un autre au barman qui le regarda avec tristesse. Cet homme était là depuis deux heures. Il s’était assis, seul, à une table, les yeux dans le vide comme s’il s’était drogué à quelque chose puis était venu au bar pour commander verres sur verres.

- Vous devriez rentrer chez vous Monsieur.

- Et pour me retrouver tout seul ? Nan merci.

- Vous avez bien quelqu’un avec qui passé la soirée ? Un ami ? Une amie peut-être ?

- J’avais un ami dans le temps mais … commença Logan en levant maladroitement le bras. Mais … il a conduit trop vite d’après Messieurs Les Policiers et puis Pouf, dans le vide.

- Je suis désolé pour vous …

- Mais, mais, le coupa le blond. Mais j’ai une amie. Max. Eh oui, fit-il en grimaçant. Elle est jeune, belle … idéale quoi … sauf que … que, qu’elle est partie tout d’un coup dans la salle de bain. Vous vous demandez pourquoi, hein ? Moûa je sais.

Logan se pencha vers le barman et murmura à son oreille :

- C’est parce qu’elle est pas comme les autres filles. Elle est … euh … différente. Oui, c’est ça, différente. Et que moûa, je suis qu’un pauvre gars qui va bientôt se faire tuer.

- C’est sûr, oui, répondit l’autre homme en haussant les sourcils. Aller, mon vieux, on va gentiment rentrer chez soi.

Le barman passa de l’autre côté du comptoir vers la sortie et le laissa retourner vers le secteur neuf. Il n’était pas non plus une baby-sitter pour alcooliques.

- Bande de lâcheurs, cria le blond en titubant.

Il se retint de justesse à la rampe de l’escalier et descendit les marches tandis que le froid l’enveloppait, le glaçant jusqu’à la moelle épinière. Arrivé tant bien que mal en bas, il regarda autours de lui alors que sa vision se brouillait et qu’il oscillait dangereusement. Il tenta de remonter les escaliers qu’il avait descendu mais s’étala lamentablement par terre. Il poussa un grognement sourd, se releva comme il put puis le monde devint noir.

 

Appartement de Max et de Cindy - Seattle
16.25 PM

La jeune femme posa son sac sur une chaise et partit dans la cuisine chercher quelque chose à manger.

- Max ?

Elle ouvrit la frigo, cherchant pendant quelques minutes ce qui pouvait bien être mangé et le referma, ne trouvant rien. Voyant que sa meilleure amie ne répondait pas, elle entra dans la chambre de cette dernière et entendit un bruit venant de la salle de bain. Des pleurs. Quelqu’un pleurait. Max pleurait. Elle frappa doucement à la porte et l’appela.

- Max ? C’est toi ? Qu’est qui se passe ?

Silence.

- Max ?! Tu vas bien ? s’enquit-elle, sentant la peur et l’inquiétude monté progressivement en elle.

Cindy tourna la poignée mais ne put ouvrir la porte. Elle était fermée à clefs. Qu’est qui avait bien pu se passer ? Elle l’avait quitté alors que la transgénique était à la limite de sauter sur tout ce qui avait de la testostérone. Ce pourrait-il que … ? Mais non. C’était stupide. Et puis avec qui ? Personne ne connaissait leur adresse à part Sketchy, Herbal et Normal et elle les avait vu toute la journée. Logan alors ? Il devait sûrement connaître leur adresse vu leur rapprochement intime. Il avait dû venir ici et Max n’avait pas pu s’empêcher de lui sauter dessus. Ça expliquerait alors pourquoi elle était cloîtrée dans la salle de bain, en pleurs. Elle aimait trop ce gars pour coucher avec lui juste pour le sexe. Le bruit du loquet se déverrouillant la sortit de ses réflexions et elle découvrit Max, à moitié habillé, les yeux rouges et gonflés tant elle avait laissé sa colère et sa honte couler sur ces joues. Cindy la prit dans ses bras en essayant de la réconforter encore une fois. Décidément, tout allait de travers ces temps-ci.

- Merci Cindy.

- Y’a pas de quoi, mon petit chou. Tu veux en parler ?

- J’en sais trop rien …

- Ça te fera du bien, non ?

- Oui, peut-être.

- Viens, répondit la jeune femme noire en l’emmenant s’asseoir sur le canapé. Je t’écoute.

- Et bien … euh … j’ai tellement honte Cindy.

- Mais non. Tu n’y peux rien, c’est inscrit dans tes gènes.

- Justement, soupira-t-elle tandis que Cindy lui prenait la main droite. J’essayais de m’occuper pour calmer mes nerfs quand Logan est arrivé. Je te jure, je voulais qu’il parte. Mais il avait l’air si triste que j’ai accepté qu’il rentre. On a gardé une certaine distance pendant un moment mais comme une idiote, je me suis rapproché de lui. Il m’annonçait que son associé John Carmer était mort, c’était son ami depuis qu’ils étaient petits. Et j’ai senti que plus les aiguilles de l’horloge tournaient, plus j’avais du mal à lui résister. Je suis donc partie vers l’entrée ou la cuisine, je ne me souviens plus trop. Mais il m’a suivi, s’est rapproché de moi et puis … puis …

- Je comprend Max. D’ailleurs, je suis sûr que c’est sa faute.

- Cindy … dit-elle en roulant des yeux. Quand j’ai réalisé ce que je faisais, je me suis réfugiée dans la salle de bain.

Un silence religieux s’installa pendant plusieurs minutes puis fut brisé par Cindy.

- Et ton cycle est fini ?

- Il faut que j’attente encore un peu moins d’une journée. Tu pourrais rester avec moi ?

- Y’a rien que je te refuserais mon chou. A quoi je servirais sinon ? demanda-t-elle en souriant.

 

Commissariat du secteur 4 - Seattle
10.08 AM

Le jeune homme ouvrit difficilement les yeux. Ce qu’il pouvait avoir mal à la tête, une migraine atroce. Il passa sa main sur sa figure quand il remarqua qu’il y avait des gens autour de lui. Son regard passa d’un balourd couvert de tatouages des pieds à la tête, d’une jeune fille qui devait avoir entre treize et quatorze ans et d’une vieille dame. Quelqu’un beugla un ordre ce qui provoqua un mouvement à sa gauche. Un cliquetis de clef se fit entendre, la porte de la cellule s’ouvrit et un policier leva la jeune fille qui se débattait comme une furie en l’insultant. Génial. Il était en prison. Comment était-il arrivé ici ? Et surtout pourquoi une vieille dame était assise avec lui ? Tout ce dont il se souvenait c’était qu’il était parti marcher pendant une ou deux bonnes heures puis était rentrer dans le Crash et avait vider quelques verres. Quelques verres, tu parles. J’ai une énorme gueule de bois et je ne me souviens plus de ce que j’ai fait hier …

- Est-ce que ça va mieux jeune homme ?

- Pardon ? demanda-t-il en se rendant compte que la vieille dame lui parlait.

- Je vous demandais si ça allait mieux ?

- Euh, oui très bien. Merci.

- Quand je suis arrivé ce matin, vous étiez allongé par terre. J’ai demandé à ce qu’on vous couche sur le banc. Vous auriez eu sacrément mal au dos. Ces brutes vont ont sûrement jeter dans la cellule comme un sac de viande.

- Je vous en remercie, répondit-il en grimaçant, il avait tout de même mal au dos.

- Pourquoi êtes-vous ici ?

- C’est une très bonne question. Je ne me souviens plus vraiment de ce que j’ai fait hier.

- Vraiment ? C’est peut-être grave alors. Vous devriez voir un médecin, dit-elle en le regardant maternellement.

- Non, ça ira … une dame de votre âge ne devrait pas être ici, pourquoi ils vous ont arrêté ?

- Et bien, ils sont venus après que j’ai aidé Dominic, mon mari.

- Aidé votre mari à quoi faire ?

- A mourir. Il était au seuil de la mort et les médecins le gardaient en vie alors qu’il souffrait atrocement.

- Oh, ne réussit-il qu’à dire. Vous savez je …

Il fut interrompu par l’ouverture de la porte. Un policier entra et se dirigea vers lui et lui demanda de le suivre, ce qu’il fit. On le présenta un homme de taille et de corpulence énorme en contraste avec ses tout petits yeux. Des yeux de fouine. On lui annonça qu’il avait été arrêté car il avait été en état d’ébriété sur la voix public. Plus précisément on l’avait retrouvé inconscient en pleine rue, dû à une trop grande quantité d’alcool ingurgité.

- Et vous aller me garder longtemps ?

- Pourquoi t’as quelque chose d’urgent à faire ? hurla un homme juste à côté de lui. Je te signale qu’on t’a retrouvé à moitié ivre mort. Donc mon pote, t’es pas près de sortir.

- Je ne suis pas votre « pote ». Je suis Logan Cale est si vous me retenez plus longtemps, vous allez avoir de sérieux problèmes.

- Tu serais la Reine d’Angleterre ça me ferait ni chaud, ni froid.

- Steve lâche-le tu veux, cria l’homme corpulent. Mr Cale, je sais bien que vous êtes dans un dur passage mais …

- Ça veut dire quoi « un dur passage » ? le coupa Logan, sur les nerfs.

- Vous avez perdu un collaborateur.

- Et mon meilleur ami.

- Nous en sommes désolé Mr Cale. Ce que je voulais dire, c’est que nous comprenons votre souffrance …

- Vraiment ? Alors pourquoi me retenez-vous ici ?

- J’allais justement vous dire que nous allions vous libérer mais vous m’avez couper, répondit-il froidement. Néanmoins, vous aller devoir payer une amende pour état d’ébriété sur la voie publique.

Logan fut relâcher quelques minutes plus tard, avec une migraine épouvantable et des habits sales. Il héla un taxi et repartit vers le secteur neuf, voulant se doucher à tout prix.

 

Appartement de Max et de Cindy - Seattle
10.41 AM

- Alors, comment tu te sens ?

- Ça peu aller.

- Tu n’as pas envie de sauter sur n’importe quel mâle qui se présente ?

- Très drôle. Non, en fait je crois que c’est passé.

- Tu es sûre ? s’enquit sérieusement Cindy.

- Je pense oui.

- Mon chou, je ne veux pas de « je pense oui ». J’ai pas envie de te retrouver en train de draguer quelqu’un dans cinq minutes. C’est oui ou c’est non.

- Oui, répondit Max en souriant.

- Normal va êtes content de revoir nos jolis petits visages.

- En tout cas c’est pas réciproque.

- Mais avant tout, il faut que tu t’explique avec lui, déclara Cindy.

- Je vois pas ce que j’ai a expliqué à Normal.

- Max …

- Qu’est ce que tu veux que je lui dise ? Salut Logan, c’est Max, une fille conçue pour tuer et qui a de l’ADN de félin. C’est pour ça qu’hier j’ai failli m’envoyer en l’air avec toi. Je suis désolée, ironisa-t-elle.

Original Cindy soupira. Ce qu’elle pouvait être exaspérante quand elle le voulait. Bien sûr que c’était difficile de lui avouer mais il avait droit à une explication. Cindy croisa ses bras et la regarda, sans bouger, attendant qu’elle fasse un geste. Max fit de même puis leva les bras en signe de défaite.

- D’accord, je vais l’appeler, dit-elle en prenant le téléphone et en composant une succession de chiffres.

Plusieurs sonneries sonnèrent, elle allait raccrocher au bout de la sixième quand une voix qu’elle ne voulait pas entendre répondit.

- Logan Cale.

- Logan, c’est Max. Je … je voulais te dire que … j’étais désolée pour hier soir.

La X5 attendit une réponse qui ne vint pas, ce qui augmenta sa nervosité.

- Allô ? Tu es toujours là ?

- Écoute Max, pour une raison que je ne connais pas, tu as eu peur. Ça arrive à tout le monde.

- « Peur » n’est pas vraiment le terme à employer. Je voudrais t’expliquer pourquoi je me suis comportée comme ça.

- Je t’écoute.

- C’est délicat. On pourrait se retrouver au Crash ?

- Hum, je ne préfère pas pour l’instant. J’ai eu quelques problèmes hier. Disons sur Terrace Street dans trente minutes.

La transgénique raccrocha tandis que Cindy attendait, toujours dans la même position, les bras croisés.

- Pauvre Normal, il va être déçu de ne voir apparaître qu’une seule fainéante au lieu de deux.

- Ça va aller, tu es sûre ? s’enquit Original Cindy.

- Y’aura pas de problèmes, mon cycle est terminé.

- Ah mon chou, que le monde est cruel quelques fois …

Les deux jeunes femmes prirent leurs affaires, sortirent de l’appartement et pénétrèrent dans la dure atmosphère des rues délabrées de Seattle.

 

Ruelle de Terrace Street - Seattle
11.13 AM

La jeune femme répéta pour la centième fois ce qu’elle allait dire. Il ne fallait pas être trop directe, elle ne savait pas comment il pouvait réagir face à la révélation de sa vraie nature. Elle aurait voulu ne pas à avoir à faire cela, elle pourrait représenter un danger pour lui. Lydecker et ses petits chiens n’avaient pas donné signe depuis un long, même très long moment, mais au moment où ils la retrouveraient, ils pourraient lui faire du mal. Elle n’avait pas le choix, il fallait qu’elle lui dise. Ou peut-être que non. Peut-être qu’elle pourrait retourner sur ses pas et quitter à jamais Seattle pour ne pas mettre la vie du jeune homme en danger. Ainsi que la vie de Cindy, Sketchy, Herbal et même Normal, cet être vivant qu’elle méprisait au plus haut point. Max regarda sa montre. Cela faisait une demie heure à quelques minutes près qu’ils s’étaient donné rendez-vous. Qu’est ce qu’il faisait ? Zen, Max. Tu es arrivée en avance. Tu le connais, il ne te poserait jamais de lapin, pensa-t-elle en respirant un bon coup quand elle entendit quelqu’un crier. Elle se dirigea en direction des voix et aperçut trois hommes brutalisant un quatrième.

Logan atterrit brutalement à terre, au milieu de poubelles. Ses côtes lui faisaient horriblement mal et sa bouche saignait. Il se releva maladroitement et regarda le premier homme qui s’avançait vers lui. Une grosse brute d’environ un mètre quatre-vingt dix. Même à cet heure-ci, personne de circulait dans cette rue. Quelle idiotie de lui avoir donné rendez-vous ici. Il espérait qu’elle ne soit pas encore arrivé ou qu’elle ne vienne pas voir ce qui se passait. Ces gars pourrait la blesser après son tour.

- Alors on joue au petit malin ? Tu aurais dû donné ton joli porte-feuille à mon copain qui est derrière moi, lança la grosse brute en indiquant un autre homme.

- Hey Gary, c’est pas le mec de la télé ? Tu sais celui qu’était dans l’immeuble qu’a explosé y’a pas longtemps.

- J’en sais rien, j’ai pas la télé.

- Il doit être plein de fric alors, non ? demanda le troisième homme à sa gauche.

- Ouais, t’as peut-être raison Matt. On va s’en mettre plein les poches, dit Gary-la-grosse-brute en balançant un crochet du droit à Logan qui l’évita de justesse.

Cette réaction de la part du jeune homme blond déplut aux trois hommes qui lui donnèrent une multitude de coup lesquels il ne put éviter cette fois. Logan s’effondra mollement sur le sol avant de relever la tête quelques secondes plus tard, se demandant pourquoi ils ne continuaient pas à le tabasser. N’ayant plus ses lunettes, il ne voyait pas très bien mais eut le souffle coupé quand il réussit à distinguer la scène qui se déroulait devant lui. C’était impossible. Catégoriquement impossible.


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