Rencontre Maudite

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Chambre 26 – Hôtel de La Montagne – Près de l'aéroport de Montréal

L'homme déposa les deux valises, remercia le garçon d'étage en lui donnant un billet puis referma la porte d'entrée de la chambre et soupira.

La journée avait été longue et ce n'était pas fini malheureusement. Ils devaient se préparer pour la fête en fin de soirée, une soirée assez mondaine tout de même puisqu'ils venaient d'un milieu social élevé lui et ses amis. Ils avaient pratiquement tous étudier à l'Université de Cambridge pour suivre des voies différentes. Lui était parti dans une voie de droit et était devenu un avocat de bonne réputation malgré son jeune âge.

Un mouvement le fit retourner à la réalité et il découvrit la jeune femme devant lui qui défaisait sa valise. Max sentit le regard insistant du jeune homme mais ne releva pas la tête pour autant, continuant son occupation.

- Quoi ? J'ai quelque chose dans les cheveux ?

- Pas du tout. Tu es seulement magnifique.

- Michael arrête, tu vas réussir à me faire rougir, répondit-elle en souriant un moment puis son sourire disparut.

Pourquoi sortait-elle avec ce type ? Elle qui avait toujours été solitaire, qui n'avait jamais eu besoin des autres. Sûrement pour oublier, pour tenter de changer. En l'espace de deux ans trois hommes avaient défilé dans sa vie. Le premier avait été une profonde erreur due à sa nature féline, celui qu'elle fréquentait en ce moment était l'homme parfait pour toute femme vivant sur Terre mais pas pour elle. Elle savait qu'aucun être humain doté de testostérone ne pourrait remplacer le second homme. Jamais. Elle s'était beaucoup trop entichée de lui, celui qu'elle considérait presque comme son âme sœur et elle savait aussi qu'on ne trouvait qu'une seule personne sur la planète qui ressente la même chose. Elle aurait du le haïr, le détester du plus profond de son être pour ce qu'il avait fait mais elle ne pouvait pas, n'y arrivait pas. Sa voix, son regard bleu-océan, son odeur, ses manières étaient restés gravés dans sa mémoire malgré la présence de Michael.

- A quelle heure a-t-on rendez-vous ?

- Vers vingt heures, ce qui nous laisse quatre heures pour nous préparer et pour trouver l'endroit.

- Je vais prendre une douche alors, lança-t-elle en attrapant sa tenue de soirée tandis que son compagnon téléphonait au service de chambre.

***

Rue Notre Dame – Montréal

Quatre heures plus tard

Les rues étaient désertes à cette heure du soir dans ce quartier de Montréal. A la différence de Seattle les pavés n'étaient pas jonchés de détritus, les sans domiciles ne déambulaient pas et ne se jetaient pas sur les passants pour les harceler de quelques pièces. Le quartier était relativement calme mis à part une maison, celle où la fête était organisée : il y avait un défilé de personnes qui se garaient, se dirigeaient vers l'habitation ou entraient pour se réchauffer, la température de l'air ayant baissé au fur et à mesure que le temps avançait.

Logan suivit son ami, à moitié perdu au milieu de ces gens qu'il ne connaissait pas tous, salua et serra la main d'un bon nombre de personnes les unes plus ou moins familières.

Max remit sa robe en place, elle n'avait pas tellement l'habitude de porter ce genre de tenue. Une migraine commençait à pointer le bout de son nez, ce qui la poussa à la noyer dans le champagne qui était servi à volonté. Elle demanda donc une coupe au serveur qui lui en tendit automatiquement une, sourire jusqu'en haut des joues, puis jeta un coup d'œil à Michael qui était en grande discussion.

« Gary ! Heureux de te voir » réussit-elle à entendre au milieu du brouhaha.

- Salut Viktor, content de te voir aussi. Permet-moi de te présenter un ami venant de Vancouver, Logan Cale.

La jeune femme fit tomber son verre de champagne sur le buffet de nourriture, tâchant la nappe d'un blanc éclatant. Un serveur accouru, grognant silencieusement pour cette maladresse, lui en donna un autre et partit en cuisine chercher une éponge.

- Vous vous sentez bien mademoiselle ? s'enquit un invité à côté d'elle.

- Oui merci, l'effet du champagne … rétorqua-t-elle, blanche.

- Ma puce, des amis veulent faire ta connaissance, dit Michael à cette dernière.

Il l'emmena donc vers un groupe de gens qui discutait bruyamment.

- Mes amis, voici Maxine que j'ai eu la chance de connaître il y a plusieurs mois.

Un des hommes toussa soudainement, comme pris par un violent étranglement à cause de son champagne, à la vue de la transgénique. C'était un homme blond, élégant et en fauteuil roulant.

- Logan est-ce que ça va vieux  ?

- Hum, oui, oui. Ne t'inquiète pas, répondit-il d'une voix bizarre.

- Max voici Viktor qui est l'organisateur de cette soirée, Daniel et Mathieu, deux Français, George qui vient de la côte Ouest, Gary et Logan de Vancouver.

La jeune femme salua chaque homme d'un grand sourire qui se transforma en grimace quand elle fut au tour de Logan. Les deux anciens amis se fixèrent mutuellement, redécouvrant discrètement l'autre puis dirigèrent leur regard ailleurs, gênés par cette retrouvaille inattendue.

- Michael nous parle de vous depuis bientôt un mois vous savez.

- Vraiment ? demanda-t-elle. Et bien je …

- C'est un point qui ne vous regarde pas mes chers amis, la coupa Michael en lui passant la main sur la hanche. Nous somme ici pour célébrer l'anniversaire de Viktor et non pour parler de cette magnifique jeune femme.

Logan fusilla le brun. S'il n'était pas dans son fauteuil roulant, il aurait vraiment été tenté de se jeter sur ce type et de lui casser la figure.

Il décida de laisser le groupe pour se diriger vers un serveur, ayant besoin d'un autre verre de champagne. Il le but d'un trait, ce qui lui valut un regard bizarre de la part du serveur, puis en redemanda un autre. Il alla le vider de la même façon que le précédent quand il ressentit une vague de chaleur le long de sa colonne vertébrale.

- Tu ne devrais pas faire ça.

Le jeune homme tourna la tête et découvrit la transgénique à deux pas de lui, un regard de braise dans les yeux.

- Comment est-ce que je devrais réagir selon toi ?

- Ce n'est pas en te soûlant que tu réussiras à changer ce qui s'est passé. Rien ne pourra.

- Je suis désolée Max, je n'ai jamais voulu te faire du mal.

- Et pourtant c'est ce que tu as fait mais je sa … commença-t-elle alors que son compagnon arrivait.

- Max ! Je te cherchais partout, lança-t-il en lui souriant, inconscient de l'effet que ça produisait sur Logan.

Ce dernier jura intérieurement, malgré le fait qu'ils ne soient plus ensemble, il ne pouvait pas s'empêcher de détester ce type. Max l'avait remplacé très vite et c'est ce qu'il appréciait le moins. De son côté, il n'aurait jamais pu entamer une relation avec une autre femme, le souvenir de la transgénique étant encore frais dans son esprit.

- Vous êtes Logan Cale si je me souviens bien.

- En effet oui.

- Votre visage me dit quelque chose … vous êtes passé à la télévision je crois.

- Pas depuis un bon moment non.

- Attendez, laissez-moi réfléchir …

- Michael, Mr Cale n'a pas forcément envie de …

- Vous bossiez à la Unisysta Corporation  ! cria à moitié Michael, heureux de voir que sa mémoire ne flanchait pas. C'était dans une histoire d'attentat ou je ne sais trop quoi …

- C'est exact. Excusez-moi, je dois vous laisser, répondit Logan, la gorge nouée par l'émotion.

Ce type avait fait remonter des souvenirs que le blond avait réussis à oublier avec le temps, en l'occurrence la mort de son ami John Carmer ; ce dernier avait été assassiné par un tueur à gage : sa voiture avait été trafiquée et était partie s'écraser dans un fossé.

- J'ai dit quelque chose qu'il ne fallait pas ? s'enquit Michael en voyant l'expression du blond.

- Tu as du faire remonter des douloureux souvenirs.

- Ah. Mince, déclara-t-il simplement.

La transgénique regarda s'éloigner le jeune homme d'un air mélancolique. Elle savait ce qu'avait ressenti Logan à cette époque. Elle se souvenait encore de l'expression de ses yeux, des yeux tristes et blessés.

***Flash-Back***

- Ils m'ont dit que sa voiture a raté un virage à cause d'une vitesse excessive.

- Les accidents de voiture sont fréquents.

- Mais ce n'est pas un accident justement !

- Comment ça ?

- Je le connaissais par cœur. John ne roulait pas plus vite qu'une famille d'escargot. On l'a assassiné Max, j'en suis certain.

- Ton supérieur se fait tirer dessus puis ton ami meurt dans un soi-disant accident de voiture … étrange coïncidence, tu ne trouves pas ?

- Et bientôt ce sera mon tour, réplique le jeune homme en prenant sa tête entre ses mains. J'ai déjà failli y passer tout à l'heure. J'en ai marre Max. Marre d'avoir peur et de perdre tous ceux qui ont compté pour moi.

***Fin du Flash-Back***

Un court instant la jeune femme fut tenter de le rattraper et de lui dire combien il lui avait manqué, lui dire qu'elle lui pardonnait pour l'avoir laisser tomber lamentablement, qu'elle voulait revenir à zéro et oublier ces huit mois de séparation mais refoula ses sentiments l'instant d'après. C'était impossible, officiellement elle sortait avec Michael qui ne savait pas que Logan et elle s'étaient aimés durant de courtes, voire très courtes, semaines et encore moins qu'elle était toujours amoureuse de lui.

Une musique résonna dans l'air, faisant bouger et danser la plupart des couples qui étaient venus tandis que le jeune homme brun invitait la transgénique sur la piste. Celle-ci refusa, prétextant un mal de crâne et partit s'asseoir dans un coin non sans jeter un coup d'œil aux alentours pour tenter de trouver Logan.

***

Chambre 254 – Hôtel Wandlyn – Montréal

Le lendemain

Un bruit sourd fit sursauter Logan qui somnolait depuis bientôt une heure, ayant très mal dormi. Le jeune homme grimaça tout en grommelant des phrases incompréhensibles, réussit à s'asseoir sur son lit, tira du bout des doigts son fauteuil, se plaça dessus et partit ouvrir le porte. Il découvrit Gary de l'autre côté qui présentait sous le nez un sachet.

- Ce sont des pâtisseries françaises. Tu veux en manger ?

- Et bien … je n'ai tellement faim à vrai dire.

- Y'a un truc qui va pas ?

- J'ai .. très peu dormi, répondit Logan en déplaçant son fauteuil vers ses vêtements qu'il mit tant bien que mal.

- Tu es sûr qu'il n'y a que ça ?

Logan commença à acquiescer mais décida de dévoiler les vrais raisons de sa tristesse à la vue de l'expression du visage de son ami.

- Tu te souviens hier de la petite amie de Michael Demeil ?

- Oui, elle n'avait pas l'air dans son assiette d'ailleurs … tu as flashé dessus, c'est ça ? s'enquit Gary, un sourire moqueur aux lèvres.

- C'est Max, celle de Seattle.

Gary le regarda sans comprendre puis ouvrit la bouche sans rien dire, perplexe.

- Ah bah ça alors … comment est-ce que j'ai pu ne pas m'en apercevoir ? Et vous vous êtes parlé ?

- Pas plus de deux minutes, ce type est venu nous interrompre avant qu'on puisse aller plus loin. Ca m'a fait tellement bizarre de la revoir …

- Je veux bien te croire, j'ai cru que t'allais t'étouffer. Tu étais blanc comme un linge, un vrai mort-vivant.

- Elle m'a appelé Mr Cale quand il était là … elle n'avait pas fait ça depuis notre rencontre.

- Parce que tu crois qu'elle allait t'appeler « mon lapin » devant son copain alors que vous êtes sensés ne pas vous connaître ? s'enquit Gary.

Logan se renfrogna de nouveau devant la question de son ami, se demandant pourquoi il avait pris cette stupide décision de tout plaquer et d'aller se réfugier au Canada.

***

St Paul-Mineapolis – Minnesota

Quelques heures plus tard

La jeune femme appuya sur le bouton de la télécommande, agacée par ce qu'elle voyait. Non satisfaite, elle zappa plusieurs secondes, tombant sur des programmes qui n'étaient pas à son goût puis éteignit finalement la télévision et chercha de quoi s'occuper.

Des centaines de personnes avaient été évacuées vers l'est des Etats-Unis là il y avait encore de la place, en l'occurrence le Minnesota, puisque l'Impulsion avait entraîné un fort taux d'émigration vers les zones non touchées.

Brusquement une sonnerie de téléphone se fit entendre, poussant la jeune noire à se précipiter vers son sac de voyage et en ressortit un cellulaire.

- Ouais ?

- J'ai besoin de ton aide.

Cindy fronça les sourcils, cherchant à qui pouvait appartenir cette voix puis son sang ne fit qu'un tour lorsqu'elle trouva son propriétaire.

- Tu peux toujours courir.

- Je ne peux plus je te rappelle, répondit la personne au bout du fil.

La jeune femme se maudit intérieurement, consciente de la gaffe qu'elle avait commise.

- Qu'est ce que tu veux ? s'enquit-elle froidement.

- Il me faut l'adresse où habite Max.

- Qu'est ce qui te fait croire que je la connais ?

- Tu es sa meilleure amie.

- Original Cindy ne veut pas lui faire du mal, contrairement à certain.

- Nous nous sommes vus hier, déclara Logan d'une petite voix.

- Comment ça vous vous êtes vus ?

- On s'est rencontré par hasard à une soirée à Montréal et on s'est parlé mais pas assez pour moi. S'il te plait Cindy, je voudrais arranger les choses et lui expliquer.

Logan reçut un silence pour toute réponse, ce qui n'arrangea pas son moral.

- Elle est sur Orca Street au numéro 8 mais il y déjà quelqu'un dans sa vie.

- Je suis au courant … merci Cindy. Tu sais, je n'ai pas voulu ce qui est arrivé, cet accident m'avait complètement déglingué le cerveau et j'ai cru que fuir serait la meilleure solution pour oublier mon état.

- Si j'apprends qu'à cause de toi ma boo est malheureuse, tu peux être sûr que ton fauteuil roulant ne m'arrêtera pas pour te donner une correction.

- Toujours aussi prévenante à ce que je vois, conclut Logan avant de raccrocher.

***

St Orca Street – Seattle

Logan sortit de la voiture, poussa son fauteuil vers l'entrée et s'apprêta à appuyer sur la sonnette quand il arrêta son geste.

Peut-être que Cindy avait raison, peut-être que Max ne voulait pas le voir, peut-être qu'elle était avec ce type et qu'elle était heureuse. Même s'il avait compté pour elle, il n'avait pas le droit de lui prendre ce bonheur ; après tout, c'était à cause de lui qu'elle avait eu mal et c'était logique qu'elle ait voulu refaire sa vie auprès d'un autre homme pour l'oublier.

- Tu compte rester ici jusqu'à ce qu'il fasse nuit ?

Le jeune homme tourna la tête et découvrit la transgénique à deux pas. Celle-ci passa devant lui, inséra une clef dans la serrure de la porte, l'ouvrit et entra puis se retourna.

- Entre.

- Mais …

- Michael n'est pas là pour le moment, la coupa-t-elle d'une voix indifférente.

Le jeune blond rentra donc, une sensation de malaise dans le corps et suivit la transgénique dans la cuisine. Elle ouvrit le frigo, en ressortit une bouteille d'eau, attrapa un verre sur une étagère et versa le liquide transparent.

- Pourquoi est-tu venu jusqu'ici ? Je croyais que tu étais reparti à Vancouver.

- Gary est parti seul. Il fallait que je te parle, rétorqua-t-il en la regardant sans trop la fixer non plus.

- Nous n'avons plus rien à nous dire, répondit froidement Max en posant le verre vide sur l'évier. Tu es parti pendant huit mois, nous nous sommes revus et ta place devrait être à Vancouver. Point barre à la ligne.

- C'est trop facile Max, lança Logan en la fixant cette fois.

La transgénique ne put quant à elle le regarder en face. Elle était en colère, elle était complètement furax mais elle ne voulait pas voir ce regard bleu, de peur de perdre pied.

- D'accord je t'ai laissé tomber. D'accord je t'ai fais du mal mais je n'aurai jamais cru que tu pouvais me remplacer après ce qu'on avait vécu. Et ne vient pas me dire que ce n'était qu'un simple flirt, il y a eu beaucoup plus entre nous deux. Si je ne t'aimais pas autant, jamais je n'aurai accepté le fait que tu sois différente des autres femmes ; je me serais enfui comme un pauvre lâche et tu aurais disparue de ma vie. Je m'en fous royalement que tu sois né dans une éprouvette ou que ton ADN ait été manipulé.

Logan attendit une quelconque réponse de la jeune femme qui ne semblait pas vraiment avec lui. Il sentit une pointe d'agacement montée en lui, voyant qu'elle restait muette.

- C'était complètement idiot de venir ici. Je vais rentrer à Vancouver et te laisser vivre tranquillement.

Il roulait vers la sortie lorsque Max daigna enfin parler.

- Il fallait que je comble un vide dans mon cœur. Ca ne fait que deux mois que je sors avec lui et quatre que je le connais. Pendant donc quatre mois j'ai cru que c'était ma faute, que j'avais fait quelque chose qui t'avait déplu. Quatre mois pendant lesquels j'ai souffert de ton départ. Tu ne m'as pas laissé le choix, je n'avais rien, aucune adresse pour te voir, aucun numéro de téléphone pour te joindre. Et puis j'ai réfléchi et je me suis dit que ça ne servait à rien de se lamenter sur son sort et que je devais refaire ma vie avec quelqu'un d'autre. J'ai connu Michael peu de temps après, nous sommes devenus amis et tu connais la suite.

- Je suis sûr qu'il n'a pas pu faire mieux que moi pour te rencontrer, commenta Logan en souriant.

Max sourit à son tour, se rappelant les circonstances dans lesquelles elle l'avait rencontré : alors qu'elle finissait une course près de South Market, il avait failli l'écraser.

***Flash-Back***

- Non mais vous l'avez eu où votre permis ? Dans un paquet surprise ?

- Pardonnez-moi, je ne vous ai pas vu arrivée. J'espère que vous n'avez rien de cassé, lui répond une voix masculine.

Max se relève, regarde ses vêtements et découvre que son haut était légèrement déchiré.

- Vous savez combien ce T-Shirt m'a coûté ? J'ai du marchander pendant des heures pour l'avoir, dit-elle en soupirant, voyant déjà la réaction de sa meilleure amie.

- Je suis sincèrement désolé. Comment pourrai-je vous dédommager ?

***Fin du Flash-Back***

- Il faut que je reparte. Ton ami va revenir d'un moment à l'autre et je ne veux pas te créer d'ennuis.

Le jeune blond ouvrit donc la porte, diminua la distance qui le séparait avec sa voiture et monta à l'intérieur puis regarda une dernière fois la transgénique.

- Fais attention à toi, déclara-t-il faiblement.

Max s'approcha de la fenêtre de la voiture, hésita à se rapprocher plus puis captura les lèvres de Logan, voulant revenir huit mois plus tôt. Elle se détacha de lui avec regret, le laissa démarrer puis partir alors qu'un homme au loin rangeait son appareil photo, satisfait de son travail.

 

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