Contre-coup
Bar Sartit – Los Angeles
Alec regarda la femme qui lui faisait face avec incompréhension. Il ne l'avait jamais vu de sa vie et pourtant elle semblait le connaître. Elle laissa tomber son sac, prise de panique, se retourna et sortit en courant du bar comme si le Diable en personne la poursuivait. L'X5 contourna son comptoir et le ramassa quand Sam entra dans la pièce ayant entendu le cri de la femme.
- Alec ? Qu'est ce qui s'est passé ?
- J'y comprend rien. Cette femme me demandait si on n'avait pas trouver une carte puis quand elle m'a vu, elle m'a regardé comme si je lui avait fait du mal alors que je ne la connais même pas. C'est insensé.
- Et quel est son nom ?
- Je ne sais pas, elle est partit trop vite.
- Et bien regarde sa carte d'identité.
Alec fixa le sac qu'il tenait dans ses mains, se demandant si c'était une bonne solution et décida que ça ne lui coûterait rien de savoir à qui il avait à faire. Il farfouilla et trouva finalement un portefeuille en cuir et l'ouvrit. A l'intérieur se trouvait toute sorte de papiers et en sortit la carte d'identité de la mystérieuse femme.
- Mmmmm … Elizabeth Ryan. 33 ans. Domiciliée à New York, lu-t-il. C'est absurde, je ne suis jamais aller à New York.
- Elle a sûrement fait erreur, dit le serveur avant de retourner vaquer à ses occupations.
Le jeune homme remit la carte en place et rangea le sac en espérant que la femme reviendrait pour lui donner quelques explications.
***
Usine désaffectée – Secteur 12 - Limites de Seattle
Max se faufila derrière le garde et l'assomma d'un coup de poing dans la nuque. Elle fit signe à ses frères de la suivre et ils poussèrent la porte qui leur faisait face. Soudain, un sifflement passe à deux centimètres de l'oreille droite de Krit qui se retourna en un éclair en dégainant son revolver, imité par Zane, et visa son agresseur qui mourut quelques dixièmes de secondes plus tard. Des bruit de voix et de pas se firent entendre puis une dizaine d'hommes se jetèrent sur eux en les canardant.
- Génial, vociféra Max. Couvrez-moi, je vais chercher Logan.
- Fait attention Max, une seule fois nous suffit.
- Vous aussi, finit-elle en se ruant vers le couloir de gauche, couloir qui menait vers les salles où les marchandises étaient entreposées.
Elle envoya quelques hommes en enfer qui avaient eu l'idée idiote de patrouiller dans cette zone et arriva finalement devant une multitude de porte. Un homme était placé devant l'une d'elles et la jeune femme devina que c'était là où Logan devait être enfermé. Augmentant sa vitesse, elle courut jusqu'à lui et l'envoya valser à l'autre bout du couloir.
Elle fit voler la serrure de la porte, visiblement pas très solide à cause de l'ancienneté de l'usine. Elle ouvrit la porte et discerna un corps couché sur le sol.
- Non. Logan.
Elle se précipita vers lui et vit qu'il était à demi-conscient.
- Logan, s'il te plaît, reste avec moi … Logan !
La jeune femme vit le blond sombrer de plus en plus dans l'inconscience lorsqu'elle entendit un léger bruit derrière elle. Elle se retourna et découvrit un neuf millimètre pointé sur elle dont le propriétaire était un jeune homme brun à la peau mate.
- Relevez-vous lentement et au moindre geste brusque, je n'hésiterai pas à vous tirez dessus.
Max obéit, cherchant un moyen de le distraire pour le neutraliser.
- Je présume que vous êtes X5-452.
- Vous présumez bien. Dites moi … c'est vous qui avez enlevé cet homme ? demanda-t-elle en pointant Logan du doigt.
- C'est mon supérieur.
- Pour quelle raison ?
- Il veux vous capturer pour une raison que je ne connais même pas moi-même.
- Et vous ne lui avez jamais demandé ?
Le silence de l'homme fit lui comprendre que ce barjo de traqueur devait être assez dangereux pour être aussi craint. Logan poussa un gémissement sourd qui détourna pendant quelques dixième de secondes l'attention du braqueur mais suffit à Max pour lui faire lâcher son arme et le mettre à terre.
- Que lui avez-vous fait ?
- On lui a injecter un poison. Il va certainement mourir dans deux heures ou trois heures maximum.
- Quoi ? s'écria la jeune femme, ne croyant pas ce qu'elle avait entendu.
- Mais il existe un antidote, déclara Otto, conscient des capacité de la X5.
Cette dernière le releva tout en lui maintenant un bras dans le dos.
- Vous allez me conduire jusqu'à cet antidote.
Ils sortirent donc de la pièce, marchèrent jusqu'au bout du couloir et tournèrent à gauche pour arriver devant une petite porte en métal. Max tenta de ce souvenir de l'emplacement de la porte mais sans succès.
- Cette pièce n'est pas sûr le plan de l'usine, dit-elle en fronçant les sourcils.
- Elle a été créé après la construction. C'est pourquoi elle ne figure sur aucune des cartes …
L'homme ouvrit la porte et ils se retrouvèrent dans un bureau aménagé. Otto se dirigea vers le bureau et ouvrit à l'aide d'une clef en métal un des tiroirs. Il ressortit un flacon dont l'étiquette était illisible et le tendit à Max.
- Tenez.
- Vous êtes sûr qu'il sera guéri ?
- Normalement mais je ne vous promet rien.
- Vous avez intérêt à ce que se soit le bon. Je n'hésiterai pas à vous envoyer dans un monde de douleur, déclara-t-elle froidement.
Ils sortirent du bureau et revinrent sur leurs pas. Ils trouvèrent Krit et Zane, tenant Logan debout malgré son inconscience. Max s'approcha d'eux et leur tendirent le flacon.
- Voilà l'antidote. Il faut se dépêcher, dans quelques heures, il sera trop tard.
Elle se retourna et marcha jusqu'à Otto.
- Vous remercierez votre patron, déclara-t-elle en lui assena un coup de poing au visage qui l'envoya dormir prématurément.
Ils sortirent de la pièce, traversèrent les couloirs qui les séparaient du hangar et retrouvèrent l'air frai de la fin d'après-midi. Ils retrouvèrent le camion et partirent vers le secteur neuf.
***
Base de Manticore – Wyoming
White fusilla du regard la femme en face de lui. Elle lui faisait perdre son temps à débiter toutes ces idioties.
- Agent White, j'espère que vous comprenez ce que nous attendons de vous. Vous devez nous ramener X5-452 puisque le X5-494 a échoué dans sa mission ainsi que Le Veilleur qui connaît beaucoup trop de choses sur le projet « Manticore ». X5-452 est un élément très important et nous ne pouvons pas nous permettre de la voir nous détruire sans que personne ne fasse quelque chose. Le Comité tient vraiment à ce que l'affaire ne s'ébruite davantage. Suis-je cl …
Renfro ne put finir sa phrase puisqu'une sonnerie de téléphone se firent entendre. White se leva de son siège, bien heureux de pouvoir aller voir ailleurs, et ouvrit son cellulaire.
- White, dit-il pour s'annoncer.
- Monsieur, nous avons eu un problème.
- Quel problème ? demanda-t-il en reconnaissant la voix d'Otto.
- L'usine a été attaquée et nous avons perdu le Veilleur. C'était X5-452.
- Crétins ! lança-t-il, fulminant de rage. Comment une seule X5 a-t-elle pu le libérer sans qu'elle soit éliminée ?
A la prononciation du mot « X5 », la directrice leva un sourcil et se leva à son tour.
- Elle n'était pas seule. Deux autres individus l'accompagnaient, continua Otto, de moins en moins sûr de lui.
White sentit sa colère monter de plus en plus, mais se reprit en repensant à la femme qui lui faisait face.
- J'arrive tout de suite, déclara-t-il trop calmement.
Il referma son cellulaire et se tourna vers Renfro.
- Je dois vous laisser.
Amas White sortit de la pièce sans laisser le temps à la directrice de lui poser la moindre question. Il n'était entouré que d'une bande de crétins qui ne savaient pas faire leur boulot correctement.
***
Appartement de Logan – Secteur 9 – Seattle
La jeune femme tritura pour la millième fois ses doigts. Cela faisait trois heures qu'ils étaient partis et n'étaient toujours pas revenus. Elle leva la tête et aperçut l'homme plongé dans ses pensées. Au fond d'elle même, elle le haïssait pour avoir créé cette transgénique qui lui avait pris Logan. Comment pouvait-il aimer une fille créée dans un laboratoire ? Elle fut coupé dans ses pensées par le bruit d'une porte qui s'ouvre. Elle se leva d'un bond et aperçut trois ombres dont une qui ne tenait pas debout. Le visage de Max apparut suivie de ceux de ses deux frères et entre les deux, celui de Logan, inconscient. Elle se sentit défaillir tandis que les deux hommes déposaient le blond sur le canapé. Ce dernier était blanc comme un linge et des gouttes de transpiration perlaient sur son front. Max partit dans la salle de bain et revint avec une seringue qu'elle remplit avec l'antidote. Puis elle prit un des bras du jeune homme et le lui injecta.